En survolant Delhi, nous arrivons a distinguer l'arrangement urbain chaotique de la ville apres avoir traverse l'epais nuage de fumee brunatre qui stagne au-dessus de cette cite de plus de 10 millions d'habitants. L'arrivee a l'aeroport se deroule telle que souhaitee: nos bagages sont la, quelqu'un nous attend pour nous mener a notre hotel. Notre voyage en taxi sur des chemins de terre nous fait traverser des chantiers de construction avant de rejoindre l'autoroute poussiereuse qui est composee de deux a dix voies selon l'humeur et la tenacite des conducteurs. Rickshaw, velos, motos, autos, camions de cargaison, autobus et jeeps chargees de militaires armes s'entrecoupent allegrement telle une danse accompagnant la musique tonitruante des klaxons. Au fur et a mesure que nous nous enfoncons dans la ville, la circulation se fait de plus en plus dense et on observe l'ajout progressif de pietons, chiens et vaches a la valse. Apres quelques temps, notre vehicule s'arrete sur Main Bazaar dans Paharganj en face d'une ruelle creuse d'a peine deux metres de large ou se cotoient des kiosques de toute sorte, un vendeur de the chai et des latrines a aire ouverte dans une harmonie inhabituelle a nos yeux et narines. L'acceuil a l'hotel s'avere tres chaleureux et notre chambre rose, quoique affreuse et decrepie, est propre et plutot agreable.
Nous profitons de notre premiere journee pour nous familiariser et nous laisser apprivoiser par la ville. En guise de premiere balade, notre appetit nous incite a franchir quelques coins de rue afin d'aller nous rassasier de notre premier repas indien. Ce qui s'annoncait une simple balade d'a peine quelques minutes se transforme rapidement en trajet plutot stressant: nous sommes abordes par des jeunes un peu trop sympatiques qui nous incitent a les suivre pendant que de facon pas tres subtile, d'autres nous suivre... Arrivee a notre destination, nous nous empressons de nous engouffrer dans le resto, un peu sous le choc. Apres le repas et la prise du the dans la rue, toujours sous l'oeil de nos amis, nous decidons de les fixer avec un air des plus antipathique possible pour leur faire comprendre qu'on n'a pas l'intention de se faire duper, ce a quoi ils finissent par deguerpir en s'entassant dans un rickshaw. Nous rentrons a l'hotel nerveusement et allons decompresser sur le toit...
Plus tard dans la journee, nous decidons de reaffronter le bazaar, mais cette fois, tout se passe a merveille et nous tombons litteralement sous le charme. Nous en profitons pour negocier sac, foulards et chandail dans les diverses echoppes. Extenues par ses derniers deux jours sans sommeil, nous nous couchons assez tot et dormons profondement.
Le lendemain, nous profitons de la journee pour aller acheter notre billet de train pour Udaipur, visiter Red Fort, Chandni Chowk et le marche des epices... Nous nous laissons porter par le rickshaw et la ville est apres tout vivante, acceuillante et l'ambiance generale toujours impreignee de ce joyeux bordel d'odeurs (agreables ou non), de bruits et de constants mouvements.
Le the chai est delicieux, la bouffe sublime, les garcons tous pames devant Andree-Anne qui va vraisemblablement se developper un ego surdimensionne!
Etant tombes sous le charme de Delhi, cette ville qui a pour reputation d'effrayer les touristes en general, ce voyage s'annonce au-dela de nos attentes...
Salut vous deux, Comme je regarde deux fois par jour votre blogue depuis dimanche, j'ai eu le plaisir de ne pas manquer votre premier "vrai" article ce matin. C'est drôle, depuis le début de la semaine, on se fait bombarder d'actualités sur l'Inde: la nouvelle mini bagnole, le triste anniversaire de Bhopal, bref, tout pour qu'on pense à vous deux... et c'est bien parfait ainsi. Dounia
Salut vous deux,
ReplyDeleteComme je regarde deux fois par jour votre blogue depuis dimanche, j'ai eu le plaisir de ne pas manquer votre premier "vrai" article ce matin. C'est drôle, depuis le début de la semaine, on se fait bombarder d'actualités sur l'Inde: la nouvelle mini bagnole, le triste anniversaire de Bhopal, bref, tout pour qu'on pense à vous deux... et c'est bien parfait ainsi.
Dounia